SantéLors de ma première intervention à Sarcelles, j'avais pris le parti de poser des questions précises et complexes sur le financement du projet et les modalités de la concertation. Comme réponse, j'ai eu le droit à un argumentaire politique, extrêmement généraliste pour ne pas dire imprécis.

Pour cette seconde réunion, j'ai fait le choix de poser mes questions par écrit sans pour autant renoncer à une intervention orale, retranscrite ci dessous.

L'intervention d'Arnouville

Une nouvelle fois, le département se limite à des effets d’annonces, des déclarations d’intentions en prenant le soin d’être suffisamment imprécis pour qu’il n’y ait finalement aucun engagement de sa part.

Soyons concret, vous prétendez que ce projet n’aura pas d’impact sur l’environnement, mais êtes vous capable aujourd’hui de prendre l’engagement, que dans tous les cas, y compris les plus particuliers, il n’y aura pas d’accroissement des nuisances ?

C’est bien évidement faux. Le débat doit porter sur des solutions pour tous ceux qui vont être exposés à ces nuisances, sonores, polluantes, esthétiques etc…

Le respect de la vie humaine c'est avant tout préserver la santé de tous , pas de répartir les maladies.


Vous semblez vouloir nous faire croire qu’en moyenne cette route est respectueuse de l’environnement. Mais vous feriez porter à ceux qui vivent dans un environnement préservé, pour ne pas dire remarquable comme il est défini dans certaines études du projet, les conséquences de l’urbanisation désordonnée depuis des décennies qui vous poussent maintenant, plutôt qu’a chasser les polluants, au nord, en dehors de nos communes de les favoriser en leur sein.

Si ce projet ce fait selon vos conditions, vous serez tous responsables puisque vous êtes conscients des effets des polluants sur la santé. Vous savez que la zone des 300m de part et d’autre de cette avenue suscite l’inquiétude des « sachants » en matière de santé publique. Cette notion existe même au sein du plan qualité de l’air de la région. Vous avez accepté, par votre vote, d’y déroger localement.

Ce projet fait la part belle à l’automobile, c’est non seulement de la démagogie, mais aujourd’hui c’est de la mise en danger de la vie d’autrui. Vous utilisez le TSCP comme un alibi c’est bien la preuve d’une préméditation. Preuve de culpabilité vis-à-vis de tous ceux qui ont le droit de respirer un air de qualité. Parce que si tel n’était pas le cas, Le TSCP ne représenterait pas moins de 20% des possibilités de transports de personnes de cette avenue

Malgré tout le marketing et la communication que vous faites autour de ce projet, vous exposez le projet de créer une nouvelle source d’émission de polluants que vous ne maitriserez pas. Vous nous feriez revenir au siècle dernier, vous amputeriez notre espérance de vie.

Dans ces conditions, l’avenue du Parisis devient un itinéraire de délestage cohérent à l'A86 au sud et l'A104 au nord. Mais cette cohérence évidente a été exclue du périmètre d’étude permettant ainsi au département de ne pas en tenir compte et de pouvoir tenter de justifier d’une stabilité de trafic.

Ce troisième lien transversal pouvant accueillir 58000 véhicules jour serait irrémédiablement dans le même état que les 2 autres axes transversaux préexistants, c'est-à-dire totalement saturé aux heures de pointes.

Vous ne pouvez et ne pourrez pas vous abriter devant les études que vous avez diligentées, car si les calculs de ces dernières ne sont pas contestables, leurs hypothèses et surtout leur absence d’hypothèses remettent nécessairement en question leurs conclusions. Pour exemple, et il en existe bien d’autre, la simulation de pic de pollution a été faite le soir alors que le trafic routier est le plus élevé le matin. !

Vous ne pourrez pas non plus vous abriter devant l’absence de technologies puisqu'aujourd’hui il existe des solutions de couverture auxquelles sont adjoint des dispositifs de retraitement afin d’améliorer significativement la quantité, mais aussi la maitrise des rejets polluants

Ce projet a pour conséquence, de sacrifier les riverains du tracé, de les séparer de leur centre ville. S’il est mené à son terme, dans les conditions actuelles, il détruira leur bien le plus précieux : la santé, mais aussi leur patrimoine. Attendez-vous à une réaction vive et déterminée.


L’impact de ce projet est si important pour les riverains que vous ne disposez d’aucun mandat vous permettant de l’engager.