Methode

La concertation de l’avenue du Parisis devient de plus en plus compliquée au fur et à mesure que le temps passe. Le processus proposé par le département se décline par la mise en place d’une unique réunion pour chacune des communes traversées par ce projet. Certes le département répond à quelques questions lors de ces réunions, mais il argumente peu et surtout, par manque de temps et d’organisation il ne sait pas répondre à l’ensemble des questions posées.

Pire, les objectifs changent modifiant le projet en profondeur. Ainsi le projet présenté à Sarcelles était sensiblement différent de celui présenté à Garges les Gonesses.

Le département n’a vu dans la concertation que le volet d’information verbale. Il oublie le volet écrit, bien plus important qu’il ne l’avait anticipé.

Le département se heurte aussi à ses propres contradictions lorsqu’il étend le champ du projet à des aspects d’urbanisme et de développements économiques. Il rajoute de la complexité à un sujet déjà très dense et puisqu’il n’est pas méthodique les incompatibilités ne sont pas identifiées.

Nous lui avions suggéré lors de la première concertation de définir des indicateurs de mesure par rapports aux objectifs poursuivis. Aujourd’hui il ne l’a pas fait, la conséquence est immédiate, il ne sait pas juger de la pertinence des propositions détaillées dans chacun des cahiers d’acteurs existants.

Le département en s’exonérant de la conception de la démarche méthodologie de la concertation contribue à la complexité pour ne pas dire à noyer le poisson. Devant cette situation, il se retranche derrière ses arguments politiques, il s’organise dans une démarche de dénigrement systématique, et une communication orientée, parfois fallacieuse, il consulte en sous main les élus locaux, au mépris du processus démocratique de la concertation.

Cette expérience met aussi l’accent sur les travers du cumul des mandats lorsque qu’un élu qui soutient ce projet au titre de son mandat au conseil général, demande à l’un de ses représentants communale de s’inquiéter de certains impacts du projet.

Quoi qu’il fasse, le temps viendra ou le département devra justifier de la qualité du processus de concertation, des livrables produits, mais aussi de la productivité de l’argent dépensé.

Plus le temps passe, plus l’absence de rigueur et de méthode fera de ce projet une erreur politique grave pour ceux qui son responsable de son instruction.