concordeLa réunion de concertation de Deuil aura eu le mérite de mettre en exergue les arguments forts qui plaident dans le sens de l’abandon du projet d’avenue du Parisis. Pour la première fois, Monsieur Bazin Président du conseil général était accompagné du Directeur Général des Services, plus haute fonction non politique du département.

Monsieur Kauffmann, diplômé de l’école Polytechnique puis des ponts et chaussées, a su, en digne représentant de la nomenklatura technocrate, accompagner Monsieur Bazin dans la difficulté. Il fut toutefois d’un maigre secours puisque sa prise de parole fut systématiquement incompréhensible, mal étayée et sans charisme.

Un président du conseil général bien seul, tantôt maladroit dans son propos au point de s’attirer les foudres de la salle, souvent autoritaire ce qui a nuit à sa capacité d’écoute et favorisé son éloignement vis-à-vis de la population et de ses soucis quotidiens.

Autoritaire dans sa manière de faire puisqu’il a sciemment organisé la prise de parole selon ses intérêts, son confort. Autoritaire à tel point que, Monsieur le Maire de Deuil a été obligé de recentrer les débats sur le fond après que Monsieur Bazin eu une parole provocante à destination de l’assistance.

Cette réunion de Deuil aura été l’occasion de déterminer avec précision les sources d’incompréhensions entre les élus du département et les populations concernées par le tracé. Monsieur Bazin en est l’unique responsable et l’opposition doit se délecter de ses erreurs de communication et de ce qui ressemble à une situation d’isolement au sein de sa propre majorité.

Cette concertation, mal organisée, avec si peu de méthode, nuit nécessairement à l’action globale du conseil général tout en occultant certains résultats probants dans la gestion du département. Elle favorise une opposition sans l’exposer à ses propres incohérences. Nous n’oublions pas que l’ancienne majorité avait exactement la même orientation. Les mêmes causes provoquant les mêmes effets.

Les risques électoraux sont très importants pour la Majorité, à tel point que l’abandon de l’avenue du Parisis sur sa partie ouest pourrait être interprétée comme une action politique destinée à redorer le blason des élus du département !

Toutefois, nous savons combien l’éloignement entre les élus et leurs concitoyens est grand. La concertation aura été un exercice nouveau de démocratie qui peut favoriser le rapprochement des populations sous réserve, qu’au final, le département tienne réellement compte de leurs expressions en faisant le choix de l’abandon du projet.

N’en demeure pas moins qu’un grand nombre de questions restent sans réponses de la part du département dont certaines sont susceptibles d’engager la responsabilité pénale de certains élus et responsables du fonctionnement du département.